Atelier de lancement du projet d’appui préparatoire aux activités du fonds vert pour le climat au Gabon

L’engagement du Gabon est connu. il s’exprime dans sa Contribution Nationale visant à réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre.  Les autorités gabonaises ont prévu d’y parvenir en recherchant en permanence le point d’équilibre entre la légitime aspiration du peuple gabonais à l’amélioration de ses conditions de vie, à  la lutte contre la pauvreté et la nécessité de préserver l’environnement pour les générations futures.

Cet engagement s’est une nouvelle fois matérialisé par l’atelier de lancement des activités du Fonds Vert pour le Climat au Gabon du 30 juin dernier. Un atelier qui a réuni plus de 200 participants venus de diverses institutions publiques et privées, de la société civile et du monde universitaire. C’était l’occasion rêvée de présenter la politique gouvernementale climat, les opportunités de financement du Fonds Vert pour le Climat (GCF), l’appui préparatoire aux activités du Fonds Vert pour le Climat accordé au Gabon et le mécanisme de transfert de technologies sur le climat.

Déjà en janvier 2015, le ministre de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du Développement Durable, Régis Immongault a désigné le Conseil National Climat comme Autorité Nationale Désignée du Fonds Vert pour le Climat afin qu’il assure l’interface entre cet organe international et le Gabon. Et c’est dans ce cadre, qu’après un long processus, un accord de don d’un montant de 300.000 dollars US soit 187 millions environ de FCFA, a été signé en octobre 2016 entre la Caisse des Dépôts et Consignations et le Fonds Vert pour le Climat pour ce projet d’appui préparatoire des activités du Fonds Vert pour le Climat au bénéfice du Conseil National Climat..

Pour rappel, le Fonds vert pour le climat et le Fonds pour l’environnement mondial, entités chargées d’assurer le fonctionnement du Mécanisme financier, ainsi que le Fonds pour les pays les moins avancés et le Fonds spécial pour les changements climatiques, administrés par le Fonds pour l’environnement mondial, concourent à l’application de l’Accord de Paris.

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De plus, un mécanisme technologique appelé Centre et Réseau de Technologies Climatiques, créé en vertu de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, concourt également à la mise en oeuvre dudit Accord.

Il est en effet, essentiel d’accélérer, d’encourager et de permettre l’innovation pour une riposte mondiale efficace à long terme face aux changements climatiques et au service de la croissance économique et du développement durable.

Mobiliser de nouvelles ressources financières utiles au pays et aux porteurs de projets.

Par ailleurs, la dynamisation des opportunités liées à la finance climatique au bénéfice du Gabon est une nécessité pour mobiliser de nouvelles ressources financières utiles au pays et aux porteurs de projets. Bien plus, dans la mise en œuvre de l’Accord, les ressources financières fournies aux pays en développement devraient renforcer l’application de leurs politiques, stratégies, règlements, plans d’action et mesures de lutte contre les changements climatiques tant en matière d’atténuation que d’adaptation de façon à contribuer à la réalisation de l’objet de l’Accord tel que défini à l’article 2.

De plus, conformément au paragraphe 3 de l’article 9 de l’Accord de Paris, les pays développés entendent poursuivre leurs efforts mobilisation des moyens de financement de l’action climatique dans l’optique de mesures concrètes d’atténuation et d’adaptation. La Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l’Accord de Paris fixe un nouvel objectif chiffré collectif à partir d’un niveau plancher de 100 milliards de dollars par an, en tenant compte des besoins et des priorités des pays en développement.

Opportunités pour le Gabon

La collaboration entre le Gabon et le Fonds Vert pour le Climat permettra donc de d’élaborer un portefeuille de projet sur les questions de changements climatiques, éligibles au financement de cette institution mais également auprès d’autres acteurs internationaux sur le sujet.

De plus, ce Fonds permettra à notre pays de mobiliser des ressources nouvelles à travers des dons, des prêts ou des participations en vue de poursuivre l’effort de réduction des émissions et d’adaptation déjà engagé par le Gabon.

Dans ce cadre, les secteurs de l’utilisation des terres et de la forêt, de l’énergie, du torchage du gaz naturel, des transports, de l’aménagement urbain et de l’habitat écologique ainsi que de l’agriculture ont déjà été identifiés comme des secteurs potentiels d’investissement sur le climat au Gabon.

Être à l’avant-garde des solutions sur le climat

Mieux, lors de cet atelier, le ministre de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du Développement Durable, Régis Immongault a rappelé l’importance pour le Gabon de respecter ses engagements pris devant la communauté internationale en 2015 et renouvelés en novembre 2016 par la ratification de l’Accord de Paris via le Parlement gabonais, portant notamment sur la réduction de moitié de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025.

Il a par ailleurs, précisé que le gouvernement avait déjà pris des mesures importantes notamment l’adoption de la loi d’orientation sur le développement durable, l’élaboration du plan national climat et la création plus récente de la commission interministérielle chargée de l’élaboration du plan national d’affectation des terres. Et d’ajouter que les organisations de la société civile doivent être associées à cette stratégie de développement  durable en tant que partenaire afin de contribuer à la mise en œuvre projets. Le Gabon tout comme les autres pays africains du bassin du Congo ont l’opportunité d’être à l’avant-garde des solutions sur le climat.

Par Dr Neltoh