Classement Forbes : 21 entreprises africaines parmi les meilleures

Avec 13 entreprises, l’Afrique du Sud domine le classement africain du magazine « Forbes », donnant l’impression que les champions nationaux du continent peinent à l’international. Pour établir un tel classement, Forbes utilise quatre critères : le chiffre d’affaires, les actifs, le résultat d’exploitation et la capitalisation boursière. Un critère qui exclut bon nombre d’entreprises pourtant performantes sur le continent africain.

Domination sud-africaine

L’Afrique du Sud arrive en tête des pays africains ayant le plus grand nombre de grandes entreprises reconnues sur le plan mondial dans le classement 2016 du magazine américain Forbes. Avec 13 entreprises sur 21, ces sociétés opèrent en majorité dans les secteurs de la finance, de l’industrie, des télécoms et de la grande distribution. Le Nigeria, première économie africaine, arrive en deuxième position avec quatre entreprises. Le Maroc est en troisième position avec trois établissements bancaires : Attijariwafa Bank (1 148e), Banque centrale populaire (1 844e) et BMCE (1 980e), soit les mêmes entreprises qui étaient déjà présentes dans le classement de l’année précédente. L’Égypte ferme le top africain avec une société classée par Forbes.

Le podium mondial est dominé par la Chine avec trois banques chinoises (l’Industrial and Commercial Bank of China, la China Construction Bank et l’Agricultural Bank of China) en tête du classement. Viennent ensuite la holding d’investissement Berkshire Hathaway (États-Unis), JP Morgan Chase (États-Unis), Bank of China (Chine), Wells Fargo (États-Unis), Apple (États-Unis) et Exxon Mobil (États-Unis). Le constructeur automobile japonais Toyota ferme, quant à lui, le top 10.

Des champions nationaux qui peinent à l’international

Le critère de la capitalisation boursière exclut, cependant, plusieurs grandes entreprises africaines non cotées comme le mastodonte pétrolier algérien Sonatrach et d’autres grandes sociétés africaines. La dynamique que connaît le continent africain sur le plan de la croissance économique ne se traduit pas encore sur le plan du développement mondial des champions nationaux africains.

Source :  www.afrique.lepoint.fr