Intégration régionale : la CEDEAO active la carte d’identité biométrique dès janvier 2015

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) lance, dès janvier, une carte d’identité biométrique en lieu et place de la carte de résidence contraignante pour l’intégration. C’est la décision prise en marge de l’ouverture du Forum scientifique de la 23e Foire internationale de Dakar (Fidak) du 18 au 29 décembre 2014. Et c’est Khadim Diop, ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Promotion de la bonne gouvernance, qui l’a rendu publique.

« A compter de janvier 2015, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) supplante la carte résidente par une carte d’identité biométrique dans son espace.» C’est ce qu’a affirmé, Khadim Diop, ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Promotion de la bonne gouvernance. « Laquelle carte d’identité biométrique évitera à son détenteur d’avoir à chercher, dans chaque pays de l’espace, une carte résidente. Une manière d’accélérer le processus d’intégration, en passant de l’intégration des Etats à l’intégration des populations », précisera-t-il.

Convaincu des opportunités à saisir dans le marché de la CEDEAO qui compte 300 millions d’habitants, Doudou Sarr, l’un des conférenciers du Forum scientifique et ancien ministre sénégalais de l’Intégration africaine, a indiqué que « l’intégration de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a prôné le concept : « acheter ensemble, produire ensemble et vendre ensemble, une valeur sûre de négociation et de promotion de la CEDEAO ». Selon lui, « les pays ouestafricains pourront résister à l’extérieur s’ils peuvent commencer à gérer ce 16e pays qu’est la CEDEAO ». Et d’ajouter que l’intégration régionale est un pouvoir de négociation.

Partant du même concept, M. Sarr a soutenu que « les bienfaits de l’intégration ne sont plus à démontrer. Pour preuve, le cas de l’électricité au Sénégal ». Sur ce, il a soutenu que « ce facteur de production deviendra moins cher si les infrastructures de production étaient édifiées pour 300 millions de consommateurs au lieu des 13 millions de Sénégalais ». « Il en est de même dans d’autres secteurs de l’économie comme les produits agricoles », avance M. Sarr. En outre, il a plaidé pour « un repositionnement des ministères chargés de l’Intégration africaine dotés de l’autorité nécessaire. Car, a-t-il estimé, l’intégration est un domaine de souveraineté, donc plus important que le département des affaires étrangères », conclura-t-il. Cela permettra d’écouler les marchandises, de gagner en temps et gain. D’où la nécessité de passer de « la CEDEAO des Etats à la CEDEAO des peuples ».

Source : SENENEWS.com

http://www.ecowas.int  Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)