Internet : le haut débit devient un service de base au Canada

L’organisme de régulation des télécommunications au Canada estime qu’un débit de 50 mégabits par seconde doit être généralisé à toute la population, comme le téléphone ou les services d’urgence. Dans un pays où le débit internet minimum offert aux usagers est de 5 mégabits par seconde, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), l’équivalent de l’ARPT algérienne, a tranché, il y a trois semaines : toute la population canadienne doit avoir la possibilité d’accéder à internet à un débit de 50 mégabits par seconde qui permet de télécharger un film en 5 minutes approximativement.

Donner aux Canadiens l’accès aux services dont ils ont besoin pour participer à l’économie numérique

«L’accès à un service internet à large bande est fondamental et est un service de télécommunications de base que tous les Canadiens sont en droit de recevoir», a affirmé dans un communiqué le président du CRTC, Jean-Pierre Blais. «Les Canadiens, qui ont participé pendant notre processus, ont dit que peu importe où ils vivent ou travaillent au sein de notre vaste pays – que ce soit dans un petit village au nord du Yukon, dans une région rurale de l’est du Québec ou au centre-ville de Calgary – tout le monde a besoin d’avoir accès à des services internet fixes et mobiles de grande qualité. Nous faisons notre part afin que les services à large bande se rendent aux communautés rurales et éloignées», a-t-il ajouté.

Cette décision a été prise après une large consultation publique, où «plus de 50 000 Canadiens ont soumis leur point de vue au sujet des services de télécommunications, dont ils ont besoin afin de participer à l’économie numérique». Pour y arriver, l’organisme de régulation canadien reconnaît que «la disponibilité d’internet à large bande est une question qui ne peut pas être réglée par le CRTC seulement. Tous les joueurs dans le paysage des communications canadiennes devront mettre la main à la pâte pour veiller à ce que tous les Canadiens aient accès aux services dont ils ont besoin pour participer à l’économie numérique».

Concrètement, «les entreprises de télécommunications auront accès à un fonds de 750 millions $ pendant les cinq prochaines années pour investir dans leurs infrastructures à large bande». «Le fonds, financé par les revenus des entreprises de télécoms (0,5% des revenus), passera d’environ 100 millions/an, à 200 millions/an, notamment parce que les entreprises devront maintenant contribuer (au même taux de 0,5% des revenus) sur leurs revenus internet», selon le journal La Presse.

Selon l’agence de presse canadienne, «environ 82% des ménages et des entreprises obtiennent ce niveau de service. L’organisme de réglementation veut faire passer cette proportion à 90% d’ici 2021 et à 100% d’ici 10 à 15 ans». A rappeler qu’en juillet 2016, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait déclaré l’accessibilité à internet comme un «droit fondamental».

Source :  www.elwatan.com