La Conférence économique africaine 2017 à Addis-Abeba en décembre prochain

La capitale éthiopienne, Addis-Abeba, abritera du 4 au 6 décembre prochain la Conférence économique africaine 2017, qui permettra, notamment, de favoriser un échange d’idées et une réflexion innovante entre chercheurs, praticiens du développement et décideurs africains.

Tenue sous le thème « Mettre la gouvernance au service de la transformation structurelle », la 12e édition de la Conférence sera une occasion unique pour les participants venus d’Afrique et du monde entier de réfléchir aux progrès enregistrés par les pays africains dans la transformation structurelle de leur économie, indique la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), dans un communiqué publié sur son portail.

Libérer le potentiel de transformation des économies africaines

En accord avec le thème choisi, ils discuteront des politiques gouvernementales, des institutions et des mécanismes qui peuvent aider à libérer le potentiel de transformation des économies africaines et à contribuer ainsi à bâtir des sociétés résilientes sur le continent.

Un taux de croissance de 3,3 % par an entre 2010 et 2015

La Conférence économique africaine 2016, qui s’était tenue à Abuja (Nigeria) en décembre dernier, était centrée sur la façon dont les pays africains peuvent réussir leur agro-industrialisation. Co-organisée par la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Conférence économique africaine offre un forum unique aux économistes et aux décideurs pour échanger des idées en vue d’améliorer l’accès à l’information et à la recherche concernant les questions économiques et la qualité de la prise de décisions dans ce domaine.

L’efficacité de la gestion macroéconomique, l’augmentation et la diversification du commerce et des investissements avec des pays émergents, la croissance de la classe moyenne, l’augmentation de la consommation intérieure et l’intensification de l’intégration régionale ont permis aux pays africains de résister aux effets de la crise mondiale et de retrouver un taux de croissance de 3,3 % par an entre 2010 et 2015, lit-on dans une note de la CEA.

La croissance moyenne en Afrique est restée modérée en 2016 (3,7 %), et devrait atteindre 4,5 % en 2017, indique la même source, soulignant que cette croissance durable s’explique par l’amélioration de la gouvernance macroéconomique, le renforcement de la demande intérieure et un environnement économique plus favorable.

Source :  www.atlasinfo.fr