La Journée internationale des fille 2016 : haro sur le mariage précoce des enfants

Les progrès accomplis aujourd’hui dans le monde pour mettre un terme au mariage précoce sont insuffisants. Chaque année, 15 millions de filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Dans les pays en développement, une fille sur neuf est mariée avant l’âge de 15 ans. Bien qu’une hausse progressive de l’âge médian du premier mariage s’observe dans de nombreux pays, elle ne concerne pratiquement que les enfants issus des familles les plus aisées.

Le mariage précoce est rarement un choix. Il est le résultat d’un cycle de transmission de la pauvreté, de l’exclusion, de la discrimination et de la violence d’une génération à une autre. Lorsqu’une fille est soumise à un mariage précoce, ce n’est pas seulement son avenir qui est menacé, mais le bien-être de communautés entières. Les filles mariées avant l’âge de 18 ans quittent souvent l’éducation formelle, privant les sociétés de leur précieux potentiel et de leur créativité. Elles sont aussi plus souvent exposées aux violences conjugales ainsi qu’aux grossesses précoces et à la mortalité maternelle, ce qui assombrit le monde entier et nous affaiblit tous.

Chaque année supplémentaire passée à l’école permet aux filles de s’éloigner de la pauvreté, d’accéder à des réseaux sociaux et les rend plus ambitieuses quant à leurs choix de vie. Mais scolariser les filles ne suffit pas. Nous devons les aider à rester scolarisées et à poursuivre des études secondaires. C’est le meilleur moyen de renforcer les communautés et de fonder des sociétés inclusives et résilientes. Si nous agissons ensemble, cette journée peut amorcer le déclin de pratiques néfastes comme le mariage des enfants. Il s’agit là d’un enjeu de développement et d’un impératif des droits de l’homme.