La sécurité, préalable absolu à tout projet d’intégration économique

Les ministres de l’Economie de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) se sont réunis le 22 décembre, dans les locaux de la Banque Centrale de l’Afrique Centrale (BEAC) de Libreville, pour préparer les travaux de la prochaine conférence des chefs d’Etat de la CEMAC prévue les 7 et 8 janvier 2015. Étaient présents le gouverneur de la BEAC, le président de la Banque de développement des États de l’Afrique Centrale et le président de la commission de la CEMAC.

La sous-région d’Afrique Centrale célèbre cette année les 50 ans de l’expression de sa volonté d’intégration, marquée par la naissance en 1964 de l’Union Douanière et Économique d’Afrique Centrale (UDEAC). Faudrait–il rappeler que la CEMAC a soufflé cette année sa 20e bougie dans un esprit de recueillement consécutif à la situation de crise en République Centrafricaine. Les thèmes de l’ordre du jour ont essentiellement porté sur la sécurité en zone CEMAC. Thème qui a fait l’objet d’un débat au cours de ces travaux préparatoires à la prochaine conférence des chefs d’Etat de la CEMAC prévue les 7 et 8 janvier 2015.

Comme l’a si bien indiqué Pierre Moussa, le président de la Commission de la CEMAC, il est question d’« une ardente obligation ». Et de renchérir sur cette question de sécurité : « Elle est le préalable absolu à tout projet d’intégration économique. Elle est la condition forte pour toute œuvre de développement économique, social et culturel au plan national et collectif. » La situation de la crise centrafricaine a été également discutée. Une crise qui a déstabilisé les institutions de la CEMAC, qui a délocalisé son siège à Libreville au Gabon. L’accélération de la mise en place du marché commun, l’intensification de l’élaboration de politiques sectorielles communes, l’adaptation du Programme Économique Régional (PER) ont été autant de questions abordées par les ministres de l’UEAC.

Pierre Moussa a par ailleurs demandé à ses interlocuteurs de relever le défi de l’intégration : « Notre sous-région a des potentialités importantes. Elle est cependant réputée être le maillon faible de l’intégration en Afrique Centrale. A nous de démontrer le contraire. »

La question de la menace du virus Ebola a été soulevée par le ministre de l’Economie et de la Prospective du Gabon, président du conseil des ministres de l’UEAC. Il a attiré l’attention de ses pairs : «Nous devons renforcer la vigilance en mettant en œuvre toutes les actions concernant la prévention. »

Sur le plan économique, les problématiques relatives à la chute des prix du pétrole, à l’accord de partenariat économique qui doit être signé avec l’Union Européenne, à la mise en application de la libre circulation des personnes dans la sous-région et à l’évolution du processus de développement de la compagnie communautaire « Air CEMAC », ont été ardemment discutées.

Lire le communiqué final  sur le site de la CEMAC http://www.cemac.int/