L’Afrique devrait réduire sa dépendance à l’hydroélectricité, selon les experts

Selon les experts du secteur énergétique, réunis à une conférence qui se tient depuis le mercredi, à Johannesburg, les pays africains, notamment ceux dépendant en grande partie de l’hydroélectricité, devraient diversifier leurs sources énergétiques. Au cours de ces dernières années, les pays de la région ont été affectés par de sévères sécheresses qui affectent, non seulement la sécurité alimentaire des pays, mais également la fourniture en électricité.

En Zambie, par exemple, le déficit électrique engendré par la sécheresse, en 2016, s’est élevé à 1000 MW, à cause de la baisse de production du barrage de Kariba qui produit la majorité de l’énergie consommée dans le pays. Le pays qui dépendait à 99% de ses barrages, à cette époque, a fait des efforts depuis, faisant passer la part de ce type d’énergie à 85%, grâce à l’introduction de centrales thermiques à charbon et de centrales solaires.

Une option de diversification à laquelle a été contraint le Zimbabwe, voisin de la Zambie avec laquelle il partage plusieurs infrastructures électriques. Cette situation de sécheresse a également forcé le Swaziland à importer, en 2016, la totalité de son énergie depuis l’Afrique du Sud.

Au Kenya, la baisse de la production des barrages hydroélectriques conduit, chaque année, le pays à produire l’énergie à partir d’unités de production à diesel, ce qui augmente sensiblement le coût de l’énergie.

Dans l’ensemble, les pays du continent ont subi de 2015 à 2017, le phénomène météorologique El Niño qui a engendré la pire sécheresse observée depuis 100 ans.

« Vous avez  besoin d’un mix énergétique qui vous permet de mitiger les effets de ce type de problème », a conclu George Njenga, le directeur exécutif de General Electric pour l’Afrique subsaharienne.