L’Agence nationale des grands travaux et des infrastructures (ANGTI) remplacera l’ANGT et le Fonds routier

L’objectif visé en effet est de mettre un terme aux nombreuses récriminations dirigées contre l’Agence nationale des grands travaux (ANGT) et le Fonds routier (FR). Ces derniers sont souvent considérés comme des structures ne jouant pas pleinement leurs rôles. De même, aucune cohérence ne semble être à la base de leurs activités jugées peu lisibles. C’est ainsi que le gouvernement, réuni jeudi 29 janvier 2015 en Conseil des ministres, a décidé de créer l’Agence nationale des grands travaux et des infrastructures (ANGTI), une fusion des deux structures.

Conformément aux conclusions des travaux du troisième séminaire gouvernemental tenu à la Pointe-Denis, du 23 au 25 janvier 2015 sur le thème « Maintenir la croissance économique et sociale pour garantir la stabilité macro-économique et la viabilité des finances publiques », le gouvernement, réuni jeudi 29 janvier 2015 au palais présidentiel à Libreville autour du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, a décidé de créer l’Agence nationale des grands travaux et des infrastructures (ANGTI). Cette structure, une fusion de l’Agence nationale des grands travaux (ANGT) et du Fonds routier (FR), aura pour mission d’exécuter la politique publique en matière de grands travaux d’infrastructures, et de mettre en œuvre le schéma directeur national d’infrastructures. L’objectif est de maîtriser les coûts, de garantir la qualité des ouvrages et de respecter les délais d’exécution dans un but d’intérêt général. La mise en place de cette agence permettra, dit-on au gouvernement, « de disposer d’une seule structure spécialisée dans la réalisation des études, des constructions, des réhabilitations, des contrôles, des entretiens et de suivi des projets d’infrastructures ». Pour répondre aux différents besoins de son domaine d’activité, l’ANGTI sera composée de cinq pôles. Cette grande structure comptera donc le pôle Etudes, le pôle Travaux (construction ou réhabilitation), le pôle Contrôle des travaux, le pôle Suivi et Evaluation des travaux, ainsi que le pôle Entretien des infrastructures et des bâtiments. Cette nouvelle structure sera rattachée à la présidence de la République et placée sous le contrôle du Bureau de Coordination du Plan Stratégique Gabon Emergent (BCPSGE).