Le marché pétrolier bientôt à l’équilibre selon l’AIE

Les excédents de pétrole se résorbent, estime l’Agence internationale de l’énergie. La demande est en forte hausse et la production sous un meilleur contrôle de l’OPEP. Par conséquent, le marché pétrolier pourrait bientôt retrouver l’équilibre selon l’Agence internationale de l’énergie. Les excédents qui plombaient les prix fondent plus vite que prévu. La demande de brut a été très vigoureuse au trimestre dernier, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Du coup l’agence qui regroupe les pays industrialisés de l’OCDE révise ses prévisions : en 2017 la consommation mondiale de pétrole devrait avoir augmenté d’1 million 600 000 barils par jour, pour atteindre 97 millions 700 000 barils quotidiens.

La discipline davantage au rendez-vous en août

Ce regain soudain de la demande coïncide en outre avec une moindre production de la part de l’OPEP. L’Organisation des pays exportateurs avait depuis le printemps un peu de mal à respecter son engagement de réduire collectivement son offre pétrolière, selon un accord entré en vigueur en janvier dernier. Mais au mois d’août, la discipline était davantage au rendez-vous.

Ce resserrement de l’offre de l’OPEP d’un million 200 000 barils jour n’a pas été compensé par l’augmentation de la production hors OPEP. Ce qui commence à entamer les stocks de brut. A ce rythme, prédit l’Organisation des pays exportateurs, qui a publié son propre rapport mardi, on pourrait passer d’un excédent de pétrole en 2017 à un petit déficit en 2018. L’ouragan qui a bouleversé le raffinage aux Etats-Unis ne devrait pas inverser cette tendance à la diminution des stocks de brut mondiaux, estime de son côté l’AIE.

Le marché pétrolier se tend et les cours du baril se redressent, même si le mouvement à la hausse est très léger. Le Brent s’approche du seuil des 55 dollars. Certes, le baril vaut deux fois moins cher qu’au printemps 2014, mais la courbe des prix vient de s’inverser : le pétrole rapproché vaut plus cher que celui qui sera livré dans un an. Ce qui commence à décourager le stockage du brut. L’Organisation décidera finalement si elle reconduit son accord de baisse de production au-delà de mars 2018.

Source : www.rfi.fr