Les escales documentaires de Libreville innovent en leur 10e anniversaire

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a donné, lundi 23 novembre, le coup d’envoi des Escales documentaires de Libreville (EDL). Fruit d’un partenariat entre l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS – organisme sous tutelle du ministère de la Communication) et l’Institut français du Gabon (Ambassade de France), les Escales proposent jusqu’au dimanche 29 novembre une sélection d’une vingtaine de documentaires primés dans de semblables rendez-vous culturels. Pour son dixième anniversaire, le festival innove en créant le Prix Charles Mensah, un concours public de films sur Smartphone, un atelier sur la critique cinématographique et en s’ouvrant sur Port-Gentil et Moanda.

Au fil des soirées à l’Institut français du Gabon (IFG) et dans les lycées de Libreville, Port-Gentil et Moanda, ainsi qu’à l’Université Omar Bongo, il sera projeté gratuitement des films. Aux cinéphiles librevillois de découvrir notamment « L’Africain qui voulait voler », de la Gabonaise Samantha Biffot (production Gabon, Belgique, France) ; mais également l’extraordinaire parcours de Luc Bendza, ce gamin de Koula-Moutou fasciné par Bruce Lee et parti se perfectionner à Pékin, qui est devenu un maître des arts martiaux chinois et le seul acteur noir des films de kung-fu. Une première continentale à ne pas rater, un mois après la première mondiale au Festival international du film francophone de Namur.

Résolument ouvertes sur le monde, les Escales vous entraîneront encore au Soudan avec « Beats of Antonov » (Prix du Public au Festival international de Toronto) ; à Madagascar avec « Ady Gasy » (Prix du documentaire à Lumières d’Afrique) ;  à Kinshasa avec « Matanga » (Grand prix découverte du documentaire d’auteur au Festival de télévision de Monte-Carlo) ; en Algérie avec « 10949 femmes » (Prix du documentaire aux Journées cinématographiques d’Alger) et au Burkina Faso avec « Capitaine Thomas Sankara » (Prix du public au Festival Black Movie).

Pour Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui a officiellement lancé cette manifestation cinématographique, « le cinéma et les autres arts doivent de plus en plus se comprendre comme autant de fenêtres d’espoir et d’espérance ; autant de fenêtres ouvertes sur la vie et sur l’autre. Alors de Kano à Paris, de Bamako à Ndjamena, le sang versé a la même couleur et l’humanité, blessée, pleure d’une même douleur. Face à l’absurde, face à la barbarie abjecte, osons des solutions concertées pour que le monde soit plus sûr. Mais osons surtout l’acceptation de l’autre dans sa différence. Osons l’amour, osons la vie. Choisissons l’humain ».

Quant au chargé d’affaires français, Hugues Nordi, « cet anniversaire en dit long sur l’étroitesse et la vitalité des liens qui unissent nos deux pays dans le domaine de la culture, avec le souci constant de favoriser la naissance de nouveaux talents gabonais ».

Pour développer l’interaction avec la jeunesse, les Escales documentaires de Libreville (EDL) lancent par ailleurs, en partenariat avec la mairie de Libreville, le concours « Citoyen filmeur, citoyen acteur » (www.escalesdoclibreville.com) : jusqu’au mercredi 25 novembre à minuit, les cinéastes en herbe peuvent envoyer une vidéo tournée au Smartphone et montée sur 3 minutes maximum (format MP4, 3GP, FLV, résolution 4/3, max. 20 Mo), sur le thème de la « qualité de la vie à Libreville et ses environs ». Les prix de 300.000 et 200.000 francs CFA seront attribués dimanche 29 novembre lors de la soirée de clôture, avant l’annonce des documentaires distingués par le Prix Charles Mensah et par celui du public.

Des ateliers et des rencontres complètent le programme. Le Camerounais Martial Ebenezer Nguea conduit une initiation à la critique cinématographique (sur inscription-IGIS), tandis que la Gabonaise Nathalie Pontalier et le Congolais David-Pierre Fila dirigent la master-class pour les porteurs de projets. Un colloque professionnel sur le thème « Produire en Afrique centrale » sera organisé le vendredi 27 novembre à l’IGIS sous la direction du réalisateur et scénariste congolais Balufu Bapuka-Kanyinda (Le Damier, Bongo libre), ancien membre de la commission du court-métrage du CNC-France et chargé de cours à la New York University.

En marge des Escales documentaires, la fête de toutes les images, l’Institut français du Gabon expose cette année une sélection de photographies de Désirey Minkoh. Fondateur de l’agence Afrikimages, ancien directeur photo de L’Union et reporter-photo de l’Agence France-Presse, ce Gabonais documente avec passion la vie de ses compatriotes.

La rédaction

10ème-anniversaire-des-Escales-documentaires-de-Libreville

Source : Ministère de la Communication