Les responsables de l’OPEP discutent autour d’une stabilisation des cours

Les tractations vont bon train entre les principaux acteurs du marché pétrolier. Après la rencontre Russie-Arabie saoudite en marge du G20, de Hangzhou en Chine, l’émir du Qatar a été reçu également par le secrétaire général de l’OPEP, Mohammad Sanusi Barkindo. Ce dernier devait également tenir un mini-sommet avec le ministre algérien du Pétrole. Son agenda prévoyait une rencontre avec le président Rohani et le ministre iranien du Pétrole. Ces responsables de la République islamique se sont dit favorables à une stabilisation des cours entre 50 et 60 dollars le baril. Mais le cours du pétrole évolue au gré des interprétations de l’accord Russie-Arabie saoudite.

En hausse de plus de 5% dans la première partie de la séance, les cours du pétrole ne gagnaient plus que 1% environ à la clôture. Les opérateurs ont d’abord spéculé sur l’accord que la Russie et l’Arabie saoudite pourraient signer pour rééquilibrer le marché mondial. En marge du G20 en Chine, les deux principaux producteurs d’or noir ont en effet annoncé qu’ils étaient prêts à travailler de concert pour limiter le surplus d’offre sans pour autant s’engager sur des mesures précises de gel de la production.

Selon une enquête réalisée par Reuters, qui cite des sources provenant de divers horizons de l’industrie, la production pétrolière de la zone OPEP a augmenté de 40 000 barils par jour au mois d’août dernier par rapport à juillet. En juillet, celle-ci avait déjà atteint le niveau record de 33,41 millions de barils par jour. Des chiffres essentiellement portés par une hausse de la production des pays du Moyen-Orient, membres du cartel.

Selon les sources de l’agence de presse, la production saoudienne est passée de 10,67 millions de barils par jour en juillet à 10,70 millions en août. Certaines autres sources estiment que le royaume, principal exportateur d’or noir du groupe, a pompé plus de 10,90 millions de barils par jour. L’Irak, le Koweït et les Emirats Arabes Unis ont aussi augmenté le débit de leurs robinets, tandis que la production de l’Iran a été constante.

Source : Agence Option Finance (AOF)