Libéralisation de l’économie : l’UEMOA fait mieux que la CEMAC

La Heritage Foundation et le « Wall Street Journal » ont publié, ce 1er février, le rapport sur l’Indice de liberté économique de 2015 portant sur les économies dans le monde. Fait remarquable, les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) font mieux que ceux de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEMAC).

Premier pays à mieux libéraliser son économie en 2015 en zone CEMAC, le Gabon est devancé par trois pays de l’Union ouest-africaine : la Côte d’Ivoire, le Bénin, et même le Burkina Faso, qui sont respectivement, à l’échelle africaine, 10e, 12e et 14e du classement de l’indice de liberté économique de 2015. La Côte d’Ivoire, locomotive de l’UEMOA, est le seul pays de la zone franc à être classé dans la catégorie à économie «modérément libre », sur les huit que compte l’Afrique tout entière. Le Cameroun, deuxième en zone CEMAC et 29e africain, ne fait pas mieux que le Sénégal (18e africain), le Mali (24e africain), ni le Niger (28e africain). Pire, les deux mauvais élèves de l’UMOA sont plus en forme que les 4 autres économies de la CEMAC.

En effet, respectivement 31e et 37e africains, le Togo et la Guinée-Bissau devancent largement le Tchad (44e d’Afrique), la Centrafrique (45e d’Afrique), la République du Congo (47e d’Afrique) et la Guinée Equatoriale (46e d’Afrique). Ces quatre pays du continent se situent dans la catégorie des pays qui « répriment » la liberté économique.

Reculs et bonds

Toutefois, bien que bien placé en zone UEMOA, le Burkina Faso connaît un recul par rapport à l’édition précédente de l’Indice de liberté économique, chutant du 98e au 104e mondial. De même, le Niger et la Guinée Bissau ont eux aussi connu un recul de 2 points au plan mondial. La plus grande performance de la zone franc est celle du Togo, qui fait un bond de 17 places au plan mondial, devenant 135e contre 152e en 2014. C’est la résultante des réformes menées par Lomé depuis plusieurs années. La Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin connaissent eux aussi des bonds respectifs de 15, 14 et 12 places sur le plan mondial. Toutefois, ils se trouvent dans la catégorie « plutôt pas libres ». Tout comme la plupart des pays africains (31 au total).

Source: Heritage Foundation et « Wall Street Journal »