L’OPEP méfiante vis-à-vis des schistes américains

Le ministre saoudien du pétrole Khalid al-Falih a récemment déclaré que les fondamentaux du marché pétrolier s’amélioraient, l’accord de réduction signé par les pays de l’OPEP et des pays non-membres du cartel produisant son effet. Mais il a ajouté que l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) ne laisserait pas ses concurrents tirer avantage des réductions pour garantir leurs propres investissements, disant relever des signes de « poussées » des investissements aux Etats-Unis.

L’Arabie Saoudite a réduit sa production au-delà de ses engagements et elle se situe désormais en deçà des 10 millions de barils par jour, a-t-il indiqué. « Nous ne devons pas devancer le marché », a-t-il déclaré à un groupe de responsables de l’industrie pétrolière lors la CERAWeek, une conférence sur l’énergie. Globalement, a-t-il dit, les réductions ont eu l’effet escompté, évoquant notamment une hausse des prix. Il a ajouté que Ryad ne voulait pas que l’OPEP intervienne sur le marché pétrolier pour mettre en place des changements structurels sur le long terme mais pour soutenir des mesures visant à pallier des « anomalies à court terme ».

Les pays membres de l’OPEP et des pays extérieurs au cartel sont convenus fin 2016, pour la première fois depuis 2001, d’une diminution de leurs extractions à compter du 1er janvier, afin de réduire l’excédent d’offre qui a longtemps pesé sur les cours. L’accord prévoit pour l’OPEP une baisse globale de la production d’environ 1,20 million de barils par jour (bpj), à 32,50 millions de bpj. S’y ajoutent quelque 560.000 bpj de réduction acceptée par les pays hors OPEP.