Pétrole : Maurel & Prom dans le viseur de l’Onep

L’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) s’est montrée très remontée contre la junior indonésienne du pétrole. Celle-ci envisage de sanctionner les employés qui avaient quitté le site d’Onal, le 23 septembre dernier. D’où le préavis de grève adressé, le 10 octobre dernier, à la direction générale de Maurel & Prom.

«Notre cahier de charges contient un certain nombre de préalables et points de droit dont la satisfaction est la condition sine qua non d’un retour à la sérénité», a expliqué l’Onep dans son préavis, qui a expiré le 15 octobre dernier, publié dans le journal Moutouki. Toutefois, a poursuivi l’Onep : « Au regard du contexte sociopolitique et économique actuel au Gabon, si le comportement de la direction générale de Maurel & Prom nous contraint à lancer la grève, nous exigeons l’arrêt de celle-ci au départ de Christophe Blanc de son poste de premier responsable de Maurel & Prom Gabon, pour atteinte à la paix sociale. »

Annulation de la procédure de sanction et réintégration

Concrètement, le syndicat exige l’annulation de la procédure de sanction engagée par la direction générale de Maurel & Prom contre 11 salariés sortis du site d’Onal le 23 septembre dernier avec, en prime ; la réintégration dans leurs postes respectifs avec paiement des salaires et primes correspondant à la période de suspension. L’Onep a également demandé l’octroi d’un bonus de performance de l’année 2015 à hauteur de 1,5 millions de francs CFA par employé, «compte tenu de l’excellence des résultats marquée par le dépassement des niveaux d’objectifs fixés».

«Il est hors de question qu’un seul travailleur local soit sanctionné pour avoir voulu se protéger ou protéger sa famille», a martelé l’Onep. Craignant que la confirmation des résultats de l’élection présidentielle ne provoque un nouveau climat d’insécurité, l’Onep avait demandé à ses adhérents de rester chez eux les 22 et 23 septembre derniers. Une démarche motivée par la «discrimination» des employeurs pétroliers, qui n’ont assuré que la sécurité des travailleurs expatriés.

Source :  www.gabonreview.com