Rapport mondial sur la compétitivité 2016-2017 : le classement des pays africains  

Ecobank est présent dans 38 pays africains, dont le Nigeria, son principal marché. Or, les pays d’Afrique subsaharienne sont frappés de plein fouet par la baisse de leurs revenus issus des ressources extractives. Appuyer les groupes bancaires, c’est aussi donner un peu d’oxygène à ces économies.

La Banque Africaine de Développement ne cache pas ses objectifs dans ces moments difficiles. Au Nigeria, son président Akinwumi Adesina a indiqué, à l’occasion de sa visite officielle, que ce pays était trop gros pour qu’on le laisse tomber en faillite. Il établissait un parallèle avec le soutien apporté aux banques américaines, lors de la crise des subprimes aux Etats-Unis. Dans le sens de ce soutien, l’institution devrait valider très prochainement un accord de financement d’un montant de 1 milliard $. Dans les deux prochaines années, elle accordera au gouvernement fédéral d’Abuja 4,1 milliards $ supplémentaires années, et 10 milliards $ à l’horizon 2019.

A côté du Nigeria, l’institution multilatérale africaine a annoncé une tournée de rencontres avec les investisseurs, afin de mobiliser 7,6 milliards $ qui serviront au financement de la construction d’un chemin de fer reliant le port de Dar es Salam en Tanzanie et les pays voisins enclavés. Enfin, on apprend que le Zimbabwe et la Zambie ont conjointement sollicité la BAD comme conseil financier chef de file pour la mobilisation de 4 milliards $ au profit du développement d’un projet énergétique.

Source : www.agenceecofin.com