Rencontre du comité monétaire et financier national

En dépit de l’effondrement des cours du pétrole, la richesse nationale va croître de 4,8 % cette année, a tenu a rassurer Régis Immongault, ministre de l’Economie, de la Promotion des investissements et de la Prospective. Sous réserve, bien entendu, du maintien des réformes structurelles et de la poursuite des investissements structurants.

 

Le comité monétaire et financier national s’est réuni au siège national de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale à Libreville. Présidée par Régis Immongault, la réunion à laquelle prenait part le ministre du Budget, Christian Magnagna, avait pour objet d’apprécier le contexte économique international, d’examiner la situation sous-régionale, et la situation monétaire et financière du Gabon. L’année 2015 est particulière avec le choc brutal observé au niveau du marché pétrolier. Une crise qui touche de plein fouet les économies de la sous-région. Lors de ce comité monétaire et financier national, financiers publics et économistes se sont réjouis des mesures prises par le gouvernement gabonais. Ledit comité monétaire a surtout permis de confirmer la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) cette année. « En ce qui concerne 2015, nous avons à peu près les mêmes prévisions de croissance, puisque la croissance sur la bas des ajustements que nous avons eu à prendre est d’environ 4,8%. Et la Banque Centrale faisait ressortir une croissance de 4,7 % pour le Gabon en 2015. Nous sommes à peu près au même niveau. Mais pour maintenir cette croissance, il faudrait que les mesures qui ont été prises pour poursuivre les réformes structurelles et maintenir les dépenses d’investissement structurelles puissent voir le jour. Nous voulons maintenir cette dynamique pour que l’économie gabonaise ne vive pas des  » stop and go « (croissance et arrêt, NDLR)», a déclaré Régis Immongault. Le Gabon devant fournir des efforts au plan des infrastructures de base, en particulier les routes, n’est plus en mesure de les financer uniquement sur ses ressources budgétaires propres. Sur un tout autre plan, parlant de la production pétrolière 2015, le comité monétaire et financier national estime qu’elle devrait reculer, malgré l’optimisation de nouveaux permis. La production du manganèse, l’une des trois matières d’exportation à fort potentiel, avec le bois, va certainement se redresser sensiblement pour atteindre 4,5 millions de tonnes.