Signature d’une déclaration commune portant sur l’Infrastructure Qualité à Douala au Cameroun

Dans le cadre du PIQAC, sept ministres en charge des questions de normalisation (ou leurs  représentants), des pays bénéficiaires du programme, ont signé le mardi 29 novembre écoulé, à Douala au Cameroun, une déclaration commune à travers laquelle ils ont recommandé aux institutions régionales respectives d’approuver les documents relatifs à l’établissement d’une stratégie régionale d’harmonisation des normes, d’une politique de la qualité régionale et d’un prix régional de la qualité pour l’Afrique Centrale.

Un catalyseur d’intégration économique au niveau sous-régional et international

Ces documents seront par la suite soumis aux institutions régionales respectives de la région de l’Afrique Centrale, en particulier dans les 7 pays couverts par le PIQAC (le Cameroun, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Gabon, Sao Tome et Principe et le Tchad), et entraineront, entre autres, la création de l’organisation sous-régionale pour l’harmonisation des normes en Afrique Centrale, appelé «CEMACNORM ». Ce mécanisme deviendra « un catalyseur d’intégration économique au niveau sous-régional et international, respectueux des prescriptions internationales et participant à la normalisation internationale et régionale », a déclaré lors de la réunion ministérielle M. Hassan Come, ministre du Commerce et de l’Industrie de la République Centrafricaine. Mis en œuvre par l’ONUDI, en étroite collaboration avec la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) et avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), le PIQAC est financé par l’Union européenne.

Le PIQAC a pour objectif le renforcement de la compétitivité et la diversification des secteurs productifs en Afrique Centrale, à travers le soutien apporté aux institutions nationales et régionales de l’Infrastructure Qualité. Le programme crée ainsi un environnement favorable au commerce, tout en assurant la conformité aux normes et exigences techniques internationales. C’est dans cette optique que M. Hassan Adoum Bakhit, commissaire en charge du  Département des Infrastructures et du Développement Durable de la CEMAC, a ainsi déclaré durant la réunion ministérielle que « la CEMAC se met au diapason du commerce international par le biais du PIQAC. Dans ce cadre, nous nous réjouissons du succès de ce programme ».

Cette réunion ministérielle a été une étape majeure pour la mise en œuvre des objectifs du programme, comme l’a mentionné M. Ernest Gbwaboubou, ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique du Cameroun, en affirmant que « le PIQAC est une étape nécessaire qui permettra aux Etats de l’Afrique Centrale d’atteindre une croissance économique ».

Source :  www.piqac.org