Test de dépistage du paludisme par les urines (UMT), du VIH/SIDA et du Cancer au Nigéria, Benin et Afrique du Sud

Le test de dépistage du paludisme par les urines (UMT) est un dispositif de diagnostic capable de détecter le paludisme en moins de 25 minutes, et ce sans aucun prélèvement sanguin. L’Afrique compte le plus grand nombre de cas de paludisme du monde et les médicaments antipaludiques sont généralement administrés lorsque la fièvre est détectée. Toutefois, l’incapacité de diagnostiquer rapidement la maladie et de commencer un traitement antipaludique sans délai peut entraîner diverses complications, dont une insuffisance rénale, un œdème pulmonaire, une anémie aplasique voire le décès du patient. L’UMT utilise un bâtonnet qui donne des résultats précis en seulement 25 minutes. La technologie détecte les protéines des parasites causant le paludisme dans l’urine du patient présentant une fièvre due à cette maladie. L’UMT est simple et abordable. Il s’agit d’un dispositif révolutionnaire susceptible d’influer sur la gestion du paludisme en Afrique.

Valentin Agon du Bénin : Api-Palu

Api-Palu est un médicament antipaludique développé à partir d’extraits de plantes naturelles. Il est beaucoup moins coûteux que les médicaments antipaludiques disponibles et possède un effet inhibiteur sur les souches 3D7 du Plasmodium falciparum, l’agent à l’origine du paludisme. C’est en Afrique subsaharienne qu’on rencontre 88 % des cas de paludisme et 90 % des décès dus au paludisme signalés à l’échelle mondiale (OMS : 2015). Certains gouvernements africains consacrent jusqu’à 40 % de leurs budgets de santé publique au traitement de cette maladie. Api-Palu permet un taux rapide de diminution des parasites du paludisme dans le sang après un traitement à court terme, avec des doses relativement plus faibles. Il est disponible sous forme de comprimés, de capsules ou de sirop. Du fait de ses effets thérapeutiques non toxiques, le médicament a été approuvé au Bénin, au Burkina Faso, au Tchad et en République Centrafricaine.

Dr Imogen Wright d’Afrique du Sud : Exatype

Exatype est une solution logicielle qui permet aux professionnels de la santé de déterminer à quels antirétroviraux  (ARV) leurs patients séropositifs seraient le plus sensibles. Selon l’OMS, 71 % des personnes vivant avec le VIH/sida résident en Afrique. Jusqu’à maintenant, la réponse des gouvernements consistait à assurer l’accès au traitement pour tous. Toutefois, de plus en plus de personnes traitées par des  antirétroviraux s’avèrent résistantes aux médicaments, ce qui entraîne un échec du traitement qui exacerbe le fardeau du VIH/SIDA sur le continent. Exatype traite les données très complexes produites par le séquençage ADN avancé « nouvelle génération » de l’ADN du VIH dans le sang d’un patient. Par l’intermédiaire d’un rapport simple, il détecte les médicaments auxquels le patient sera résistant et les met en évidence afin qu’ils soient évités  pour assurer la réussite de son traitement. Exatype a le potentiel de contribuer de manière déterminante à la prise en charge  du VIH/SIDA sur le continent et peut avoir des applications dans le futur pour d’autres maladies telles que la tuberculose et le paludisme.

Dr Kit Vaughan d’Afrique du Sud : Aceso

La technologie d’imagerie Aceso est capable d’effectuer simultanément des opérations de mammographie numérique plein champ ainsi que des échographies mammaires automatisées, améliorant ainsi considérablement le dépistage du cancer du sein. Chaque année, le cancer est à l’origine de plus d’un demi-million de décès en Afrique et ce nombre devrait doubler au cours des trois décennies à venir. S’il est diagnostiqué assez tôt, le cancer peut être traité avec succès. Toutefois, étant donné que 40 % des femmes ont des tissus mammaires denses, leurs cancers ne sont pas toujours visibles à la radiographie. Un résultat faux-négatif lors du dépistage peut en outre avoir des conséquences dévastatrices. Aceso est un appareil unique capable d’acquérir les images selon deux modalités, à savoir en effectuant simultanément une mammographie numérique plein champ et une échographie mammaire automatisée. Ce système, premier au monde, est protégé par des brevets internationaux et a été testé avec succès lors de deux essais cliniques distincts, menés sur 120 femmes.