Un fonds boursier destiné aux étudiants africains du numérique

En rappel, Fin janvier à Addis Abeba, le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, prenait part au conseil d’administration de l’Alliance Smart Africa, qui regroupe 17 pays décidés à renforcer l’inter-connectivité numérique du continent. A cette occasion fut créé un fonds boursier destiné à financer les études supérieures d’étudiants africains dans le domaine du numérique. Le déploiement du réseau internet progresse sans cesse et en 2016, 23,2% des Africains sur une population de 1,216 milliard étaient des internautes, un taux bien en deçà de celui de l’Amérique du Nord (88%), de l’Europe de l’Ouest (84%) et de l’Asie du Sud (33%).

Au Gabon, pays qui aspire à devenir le futur hub numérique d’Afrique centrale, quelque 5% de la richesse nationale proviennent déjà de l’immatériel interconnecté par la fibre, les câbles et les ondes. « Notre objectif affiché est de doubler cette part en créant les conditions d’un dialogue productif entre tous, investisseurs, entrepreneurs, usagers, opérateurs, administrations, institutions internationales », indiquait il y a quelques semaines le ministre de l’Economie numérique, de la Communication, de la Culture et des Arts.

Dans les pays où les téléphones intelligents sont présents, les tendances générales dans les comportements d’utilisation sont similaires aux tendances internationales. Parmi ceux qui ont accès à l’internet sur leur téléphone mobile, 57% consultent les réseaux sociaux, 39% utilisent le courrier électronique, 38% écoutent de la musique ou regardent des vidéos et 31% suivent l’actualité. La messagerie instantanée est très populaire, utilisée par 41% des consommateurs. Facebook est l’application qui domine la majorité du trafic de communication. Au Kenya, les téléphones portables offrent aux consommateurs la possibilité de créer et gérer leur propre compte bancaire et d’y accéder via leur opérateur mobile, en utilisant un système de paiement appelé M-Pesa. Mis à part la stabilité de l’internet, l’intégrité des données et la fiabilité des contenus, la protection de l’utilisateur et la lutte contre la cybercriminalité, la priorité doit être accordée à l’établissement d’«une société de l’information à dimension humaine».

Source :  www.mptic.dz/fr